© 2018 DCLP Gestion de Patrimoine Lyon - Mâcon
Partager

Les Français, de plus en plus séduits par l’épargne solidaire


DLCP - 15 novembre 2019 - 0 commentaire(s)

En 2018, l’épargne solidaire a représenté 12,56 milliards d’euros, un montant record qui a permis le financement de nombreux projets. Si l’essentiel de l’épargne des Français est drainé par l’assurance-vie, la finance solidaire progresse régulièrement. En 2018, son encours a augmenté de 8,7 % pour atteindre plus de 12,5 milliards d’euros, selon le Baromètre annuel Finansol et La Croix publié le 3 juin 2019. Comment expliquer ce regain d’intérêt pour les projets d’utilité sociale ? Où va l’argent de la finance solidaire ? Réponses.

L’épargne solidaire, en forte progression

De plus en plus populaire, l’épargne solidaire a progressé de 8,7 % en 2018 par rapport à l’année précédente. 423 000 nouvelles souscriptions ont été enregistrées, contre 365 000 en 2017, comme le montre le Baromètre Finansol et La Croix.

Plus précisément, parmi les deux composantes de l’épargne salariale, l’encours de l’actionnariat salarié est passé de 50,7 à 47,3 milliards d’euros entre 2017 et 2018. L’autre composante, les fonds communs de placement d’entreprise (FCPE), a vu son encours diminuer de 81,8 à 78,2 milliards d’euros sur cette même période. Toutefois, selon le Baromètre, les FCPE solidaires ont progressé de 8 % pour atteindre 8 milliards d’euros en 2018.

Outre l’épargne salariale, trois autres canaux ont progressé : l’encours de l’épargne via les banques ou les mutuelles d’assurance représentait 3,9 milliards d’euros en 2018, soit une hausse de 8 % ; le nombre de souscription en augmentation de 27 % ; la participation directe au capital d’une entreprise solidaire dont l’encours est passé de 558 à 651 millions d’euros. Ces chiffres s’expliquent principalement par le fait qu’un plus grand nombre d’acteurs proposent ces produits. Au fil des années, les banques traditionnelles à l’image des Caisses d’Epargne et de BNP Paribas se sont ajoutées aux réseaux historiques. Aujourd’hui, les souscripteurs sont aussi bien des particuliers que des investisseurs institutionnels.

Epargne salariale ou livrets bancaires

Sur les 12,5 milliards d’euros collectés, deux tiers ont été placés sur des plans d’épargne entreprise (PEE) ou des PERCO. Il faut dire que la loi de modernisation de l’économie entrée en vigueur en 2010 oblige les entreprises à proposer au moins un fonds solidaire dans leur dispositif d’épargne salariale. Les salariés qui choisissent cette option voient une partie de leur épargne investie dans une entreprise solidaire ou une association.

Aujourd’hui, les Français souhaitent être plus impliqués dans le choix de l’association bénéficiaire. Si dans le cadre de l’épargne salariale, les gestionnaires sont tenus de préciser leurs associations partenaires dans les descriptifs de fonds, il sera plus difficile de suivre précisément les investissements effectués. Ainsi, les épargnants qui souhaitent savoir ce qui est fait de l’argent versé ont davantage intérêt à investir directement dans le capital d’une entreprise solidaire. Pour rappel, le label Finansol est l’unique référence crédible dans ce secteur. Il atteste du caractère solidaire d’un produit financier. Autrement dit, en investissant dans une entreprise labellisée Finansol, vous êtes assuré que votre épargne contribue réellement au financement d’activités à caractère social ou environnemental.

Pour financer les actions solidaires, il est également possible de se tourner vers les produits bancaires en ouvrant un livret d’épargne solidaire (LEP). Ce placement fonctionne comme un livret d’épargne classique à la différence qu’une partie des intérêts versés chaque année ira à l’association solidaire.

À quoi sert l’argent de la finance solidaire ?

D’après le Baromètre réalisé par La Croix et Finansol, plus de la moitié des financements liés à l’épargne solidaire est destinée à la lutte contre l’exclusion. Cette catégorie recouvre les aides au logement, l’action sanitaire et sociale qui accompagne les projets d’hébergement des personnes en situation de handicap ou dépendantes, ou encore l’insertion par l’activité économique.

Par ailleurs, un quart des ressources émanant de la finance solidaire sert à financer les activités environnementales. Ce financement concerne notamment l’aide aux entreprises et aux associations de la filière biologique et le soutien aux énergies renouvelables.

Enfin, le soutien aux projets tenus dans des pays en développement représente la troisième part la plus importante dans la répartition des ressources issues de l’épargne solidaire. Ainsi, alors que les dons avaient baissé en 2018 suite à la mise en place de la réforme de l’ISF (Impôt sur la fortune qui a laissé place à l’IFI – Impôt sur la Fortune Immobilière), cela ne signifie pas pour autant que les Français ont renoncé à l’épargne solidaire. Il existe désormais de nombreuses façons d’investir dans la finance responsable si bien qu’il est difficile de ne pas en trouver une qui convienne à ses besoins en termes d’investissement, de profil de risques, d’horizon de placement et de montant de capital à placer. Effectivement, il faut rappeler qu’en plus d’être un placement qui a du sens, l’épargne solidaire permet de booster le rendement de ses finances. La prise en compte de critères extra-financiers donne aussi la possibilité de mieux identifier les risques potentiels et de s’en prémunir. La finance solidaire a donc de nombreux atouts à faire valoir.

Si vous souhaitez être accompagné(e) pour des placements solidaires ou ISR investissement socialement responsable, DLCP peut vous conseiller. Des investissements importants sont régulièrement réfléchis, afin de répondre à vos demandes.

Articles susceptibles de vous intéresser

Publier un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *