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Est-ce rentable d’investir en private equity ?


DLCP - 23 mai 2022 - 0 comments

Le private equity représente une opportunité pour les investisseurs à la recherche de placement potentiellement rentable. Alors que l’économie repart sur les chapeaux de roue, les besoins en capitaux sont indéniables. Le capital-risque (Private Equity) permet aux particuliers de prendre part au capital d’entreprises non cotées en bourse à condition de bien cerner son fonctionnement. Non sans risque le private equity bien sélectionné peut être très rentable.

Qu’est-ce que le private equity ?

Le capital-investissement ou capital-risque ne date pas d’hier. Cette forme très ancienne de placement permet à un investisseur de placer une partie de son patrimoine dans des sociétés privées. Ces sociétés ont besoin de trésorerie pour financer leur expansion, sortir d’une mauvaise passe ou faciliter leur transmission. Cet investissement est ouvert aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises ou holdings. Ce placement attire les investisseurs à la recherche de rendement élevé par rapport à ceux servis par les actifs traditionnels et peut s’allier à un avantage fiscal. Enfin, le private equity ne soumet pas ces investisseurs au risque des fluctuations de la bourse, les sociétés n’étant pas cotées. L’argent placé dans le capital-investissement est généralement conservé entre 5 et 7 ans. Passé ce délai, ils ont cédé à des tiers ou introduits en bourse dans l’objectif d’augmenter la plus-value.

Ils existent principalement 3 formes de private equity:

-Capital innovation/risque ou Venture capital (souvent plus risqué comme son nom l’indique, car en phase d’investissement, alors que les 2 phases suivantes sont moins volatiles. En croissance ou lors de vente, les business ont passé les débuts qui sont plus aléatoires, moins cadrés.)

-Capital Développement ou Growth capital

-Capital Transmission ou Leveraged Buyout (LBO)

Pourquoi investir dans le private equity ?

Si vous avez envie de soutenir une société dans son développement ou tout simplement à un moment de son évolution en comptant en tirer une plus-value ou un avantage fiscal, le capital-investissement est fait pour vous. Ce n’est pas parce qu’une société n’est pas cotée qu’elle n’est pas digne d’intérêt ou rentable. Les parts peuvent être plus dures à vendre qu’une société cotée, mais avec des professionnels du private equity vous contrôlez mieux cela. Selon une étude menée par France Invest, le capital-risque rapporte entre 10,4 % et 11,3 % par an net de frais depuis 1987 à ceux qui allouent des fonds. Le capital-investissement a permis à des entreprises comme Moustache Bikes (vélos), Materne, Doctolib ou Ikks de consolider leur activité et de lancer de nouveaux projets. Le capital-investissement quand il est dévolu à une entité bien précise s’apparente au crowdfunding. Le Private Equity peut donc être une des solutions de placement que vous pouvez utiliser en diversifiant. Cet investissement de plus en plus plébiscité est devenu plus accessible. Auparavant, seuls les familles très fortunées ou les institutionnels y avaient accès; car, les tickets d’entrée étaient au minimum de plusieurs millions d’euros voire plusieurs dizaines de millions.

A qui s’adresse le capital-risque ?

Le capital-investissement s’adresse à des particuliers ou des sociétés d’investissements qui veulent soutenir des start-up qui se lancent ou des entreprises qui leur tiennent à cœur et dont ils connaissent bien le métier et l’activité. Investir dans ce type de produit nécessite de savoir choisir les sociétés qui paraissent les plus prometteuses et fiables. Souvent appelés « business angels » ou SIBA (Société d’Investissement de Business Angels), ils détiennent des actions dans des sociétés également financées par des fonds d’investissement spécialisés sur ce créneau (capital venture). Les fonds régionaux et fonds nationaux sont aussi des entités propres à entrer dans le capital de ces entreprises en quête de liquidités. Pour les investisseurs, l’objectif est de dénicher les « pépites » qui deviendront les PME en vue de demain. Le secteur des nouvelles technologies est celui qui attire le plus. Mettre son argent dans le capital-investissement nécessite une bonne connaissance du milieu entrepreneurial et la capacité de supporter un risque élevé. Si vous n’aimez pas vivre un peu dangereusement, mieux vaut éviter ce type de placement qui n’est pas garanti.

Comment investir dans le private equity ?

Il est conseillé d’investir dans plusieurs entreprises pour diviser le risque et accroître ses chances de tomber sur « la pépite » qui s’avérera très rentable. Les statistiques montrent qu’une entreprise sur dix rapporte dix fois ou cent fois la mise, tandis que cinq font faillite et quatre tiennent la distance, voire se hissent vers un rendement honorable. Le mieux reste de sélectionner un fonds constitué autour d’une activité et géré par des spécialistes (FCPR, Fonds Commun de Placement à Risque). Longtemps réservé aux plus gros épargnants, le private equity se démocratise même dans les assurances-vie. Il ne faut pas oublier que la rentabilité du capital-investissement fluctue d’une année à l’autre et que l’Eldorado n’est pas systématique. Un bon gestionnaire de patrimoine impartial pourra vous accompagner dans cette sélection financière. Trouver les bons assets manager qui sont spécialisés dans différents domaines est crucial pour faire fructifier vos investissements. Les spécialités sont nombreuses: technologies, médical, infrastructure, obligataire…

Les sociétés spécialisées dans le capital-investissement proposent en général deux types de produits :

  • Le fonds commun de placement à risque composé pour moitié de sociétés non cotées et de valeurs mobilières. Les plus-values réalisées ne sont pas imposables, si vous détenez une certaine durée ces FCPR.
  • L’IR-PME ou dispositif Madelin qui permet aux particuliers d’entrer dans le capital d’une PME ou d’une TPE de moins de sept ans. Cette contribution ouvre le droit à un abattement de 25 % dans la limite d’un plafond fixé à 50 000 € pour un célibataire et 100 000 € pour un couple.

Voici les différents autres fonds capital-investissement tels que les FCPI et les FIP, en plus du FCPR:

Les risques/inconvénients de l’investissement dans le private equity

Avec un niveau de risque assez élevé, le capital-risque est bien loin de la tranquillité des livrets ou autres placements garantis pour faire fructifier son patrimoine. Il faut supporter de pouvoir perdre l’argent investi et, à tout le moins, de patienter durant la période imposée, même si certains fonds permettent de sortir avant le terme échu. Il ne faut pas avoir besoin de cette trésorerie pour financer un autre projet. On gardera en tête que passer par l’intermédiaire d’un fonds spécialisé aguerri dans une thématique et un domaine d’activité limitera le risque. Sinon, mieux vaut se tourner vers le crowdfunding où vous pouvez sélectionner une entreprise selon vos critères et affinités. Il est recommandé de prendre connaissance du DICI (Document d’Information Clé pour l’Investisseur) avant de verser des fonds et mesurer, entre autres, le montant des frais (fonctionnement, souscription, etc.) qui peuvent impacter la rentabilité.

Si vous souhaitez en savoir plus, faites appel à un conseiller financier aguerri de DLCP.

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